Voir le teaser
Provocation, désir, douleur. La chorégraphe argentine transforme l’immobilité en cri scénique, où le corps empêché d’une femme et celui de tout un pays deviennent matière brûlante.
Assise en bord de scène, Marina Otero convoque cinq performers masculins à demi nus, qu’elle dirige comme les prolongements d’un corps qui ne répond plus. Entre érotisme burlesque et tension électrique, leurs danses, portées par des musiques tantôt explosives, tantôt mélancoliques, deviennent le terrain d’une autofiction radicale. Car au centre, il y a l’absence : celui de son propre corps, brisé par la maladie. Depuis son fauteuil ou dans ses déplacements entravés, la chorégraphe raconte sa vie et son histoire familiale, entremêlant vidéos artisanales et mémoire collective argentine. Ce dispositif fait partie du projet à la fois documentaire et fictionnel « Remember to Live », dans lequel Marina Otero propose de présenter différentes versions de ses œuvres jusqu’à sa mort. Fuck Me, œuvre viscérale où l’intime rejoint le politique, n’est pas une provocation gratuite, mais un combat : celui d’une artiste qui refuse de renoncer, transformant la douleur en geste, et l’impuissance en puissance créatrice.
LA PRESSE EN PARLE
« Fuck Me nous embrase très fort.
Crépitant d’idées, le spectacle sulfureux et intime de Marina Otero s’impose. »
Libération, 20 juillet 2023
« Une performance inouïe et rude, d’une ironie rauque, d’une mélancolie rageuse et trompeuse. »
Un Fauteuil pour l’Orchestre, 14 juillet 2023
« Une autofiction qui cache bien son jeu et retourne le spectateur. »
La Terrasse, 24 mai 2023