Deleuze / Hendrix

Création 2021

Pièce pour 8 danseurs
Chorégraphie Angelin Preljocaj
Archives sonores Gilles Deleuze, Université de Vincennes, Paris 8
Musique Jimi Hendrix
Lumières Éric Soyer
Assisté de Anaïs Silmar
Adjoint à la direction artistique Youri Aharon Van den Bosch
Choréologue Dany Lévêque
Danseurs à la création Baptiste Coissieu, Matt Emig, Clara Freschel / Cecilia Torres Morillo, Isabel García López, Florette Jager, Tommaso Marchignoli, Zoë McNeil, Redi Shtylla
Production Ballet Preljocaj
Coproduction Festival Montpellier Danse 2021, Le Centquatre-Paris, Le Rive Gauche -Scène conventionnée Danse de Saint-Etienne-du-Rouvray
Remerciement à Olivier Raillard
Durée 1h15
Première le 05 juillet 2021, Festival Montpellier Danse

Pour cette création, Angelin Preljocaj témoigne une nouvelle fois de son attrait pour la philosophie. Hanté par les thématiques liées à la transcendance des corps, il prend pour prétexte cette fois-ci les enregistrements audio des cours dispensés par Gilles Deleuze à l’Université Paris VIII à Vincennes dans les années 80. Dans ces archives sonores, Deleuze aborde avec humour et pertinence les réflexions menées par Spinoza autour de la question du corps et du mouvement dans son emblématique ouvrage : l’Éthique.

Dans ce projet, la voix enregistrée de Gilles Deleuze et son propos substantiel, viendra s’intriquer avec la musique puissante, sensuelle et révolutionnaire de Jimi Hendrix afin d’entrer en résonance avec les scolies de Spinoza.

Angelin Preljocaj aborde là, un nouvel espace de recherche chorégraphique où le corps, universel et familier de tous, ouvre une porte sur les questionnements de notre monde.

Le travail sur la voix, dans des registres très différents, apparaît fréquemment dans ses créations : en 1995 il crée L’Anoure et sa lecture en direct du livret de Pascal Quignard ; en 2009 il interprète seul en scène le texte de Jean Genet dans Le Funambule ; en 2012 ce sont les mots de Laurent Mauvignier qu’il fait résonner avec Ce que j’appelle oubli par la voix du comédien Laurent Cazanave, en 2019, il crée Winterreise de Franz Schubert, œuvre pour piano et voix, pour laquelle il choisit la présence du chanteur baryton Thomas Tatzl aux côtés de ses danseurs.

La voix mais aussi la philosophie, il en est également question avec Empty moves, travail en plusieurs volets qu’il amorce en 2004. Il y fait le choix d’une incroyable bande-son : un concert de John Cage à Milan, une performance déroutante faite d’incompréhensibles phonèmes, et basée sur l'essai du philosophe Henry David Thoreau La Désobéissance civile.

Angelin Preljocaj renouvelle avec ce spectacle une expérience entre philosophie et culture pop, qui nous replonge dans le son légendaire des années Woodstock.

« La Pop Philosophie » selon Deleuze ?

LA PRESSE EN PARLE


« Sur une rencontre sonore improbable entre la voix du philosophe Gilles Deleuze et la musique du guitariste de légende Jimi Hendrix, Angelin Preljocaj livre un puissant hymne à l’hédonisme et à la liberté. »
Franceinfoculture

« Angelin Preljocaj compose un fascinant spectacle à deux temps entre emballements de groupe et conversations en duos. »
Midi Libre

« Angelin Preljocaj met la barre très haut. Créer une œuvre à partir de la voix de Gilles Deleuze, la pensée de Spinoza, le rock de Jimi Hendrix et les corps de huit danseurs, voilà qui dépasse en complexité son Empty Moves. »
Danser Canal Historique

« Comme à son habitude, Angelin Preljocaj a su toucher les spectateurs avec le mélange de danse et d’intelligence dont il a le secret. »
Le Figaro