Helikopter

Création 2001

Pièce pour 6 danseurs
Chorégraphie Angelin Preljocaj
Musique Karlheinz Stockhausen, Helikopter-quartet'
Interprétation Quatuor Arditti
Scénographie Holger Förterer
Lumières Patrick Riou
Costumes Sylvie Meyniel
Choréologue Dany Lévêque
Danseurs à la création Nathalie Aveillan, Hervé Chaussard, Nadine Comminges, Philippe Combes, Aurélie Lobin, Tommy Pascal
Commande de la Biennale Nationale de Danse du Val-de-Marne
Coproduction La Criée - Centre Dramatique National de Marseille, Biennale Nationale de Danse du Val-de-Marne, la Maison des Arts et de la Culture de Créteil - Scène nationale, le Groupe Partouche - Casino municipal Aix-Thermal
Avec l'aide à la création du Conseil Général du Val-de-Marne
Durée 35min
Première le 08 mars 2001, Biennale Nationale de Danse du Val-de-Marne, Maison des Arts de Créteil dans le cadre du festival « Exit 2001 »

HELIKOPTER-QUARTET’

Quatre hélicoptères avec pilotes et preneurs de son quatuor à cordes.
Quand le Festival de Salzbourg demanda à Karlheinz Stockhausen de composer un quatuor à cordes pour le Quatuor Arditti, le compositeur hésita… Puis il fit un rêve… Il vit et entendit les solistes du Quatuor Arditti jouant en plein ciel, chacun dans un hélicoptère tournoyant haut dans le ciel au-dessus de Salzbourg ; le public assistant au sol à la retransmission du son et de l’image sur haut-parleurs et écrans géants…
Dès la première mondiale de l’œuvre, son retentissement fut considérable et international, la presse s’étant emparée avec enthousiasme de ce happening géant entre ciel et terre, de cet opéra vertical dans lequel les cordes vibrent en un constant trémolo, épousant les rugissements des pales d’hélicoptères qui deviennent ainsi des instruments à part entière.
À l’écoute de ce rêve de Stockhausen, chacun sentira la terre et le ciel trembler pour entrer dans une quatrième dimension…

« Lors de la première audition d’Helikopter-quartet' de Karlheinz Stockhausen, l'idée de créer une pièce chorégraphique sur cette musique ne m'a pas du tout effleuré l'esprit tant cette œuvre semblait laminer, à chaque coup d'hélice, les fondements même d'un rapport entre musique et danse.
C'est cependant pour cette raison même qu'à la seconde écoute, le désir jubilatoire de se confronter aux entrelacs des turbines d'hélicoptères et des glissendi du Quatuor Arditti s'est imposé d'une façon irrépressible.
Exposer six danseurs aux rythmes effrénés et technorganiques de cette pièce, tel sera l’enjeu de cette création. »

Angelin Preljocaj