La Fresque

Création 2016

Pièce pour 10 danseurs
D'après le conte chinois La Peinture sur le mur
Chorégraphie Angelin Preljocaj
Musique Nicolas Godin
Costumes Azzedine Alaïa
Décors et vidéos Constance Guisset
Lumières Éric Soyer
Assistante répétitrice Natalia Naidich
Choréologue Dany Lévêque
Réalisation masques Michèle Belobradic
Réalisation décors Atelier du petit chantier
Danseurs à la création Clara Freschel, Nuriya Nagimova, Nagisa Shirai, Anna Tatarova, Yurié Tsugawa, Sergi Amoros Aparicio, Marius Delcourt, Antoine Dubois, Jean-Charles Jousni, Fran Sanchez
Production Ballet Preljocaj
Coproduction Grand Théâtre de Provence, Maison des Arts de Créteil, Théâtre de la Ville - Paris / Théâtre National de Chaillot, Scène Nationale d’Albi, National Taichung Theater (Taïwan)
Durée 1h20
Première le 20 septembre 2016 au Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence

Après L’Anoure en 1995, Blanche Neige en 2008, Siddharta en 2010, Angelin Preljocaj poursuit son exploration des contes en choisissant, comme il aime à le faire, une piste encore inexplorée dans son travail, celle des contes traditionnels d’Asie dont on sait la richesse et la force poétique. Ainsi La peinture sur le mur, plonge le lecteur dans le monde fantastique des contes chinois et révèle le pouvoir « surnaturel » de l’art pictural. Si différentes lectures sont possibles, les notions d’illusion et de transcendance sont ici omniprésentes. C’est au cœur de cet univers insolite qu’Angelin Preljocaj a choisi de s’immerger. Ce conte chinois est la source d’une adaptation plus contemporaine. Angelin Preljocaj en conserve la trame mais avec la puissance de son imaginaire, le transposera dans un espace à la croisée des cultures. Il garde bien sûr l’essence du récit et ses évocations symboliques.

« Existe-t-il un passage secret qui permette d’accéder à l’essence d’une image qui nous fascine ? François 1er a-t-il cherché un jour à Chambord le chemin qui le conduirait à Mona Lisa ? En acquérant une toile datant du XVIème siècle, le Prince de Liechtenstein a t-il cru qu’en la regardant assidûment, son imagination aurait le pouvoir de téléporter son corps auprès de la Vénus de Cranach ?

La Fresque, inspirée d’un célèbre conte chinois, nous parle de ce voyage dans une autre dimension où l’image devient lieu de transcendance et où l’être physique entre en intelligence avec l’image. Cette question de l’image est au cœur de cette recherche. Elle nous renvoie aussi à la caverne de Platon et ses ombres portées qui questionnent notre existence. J’aimerais explorer dans ce spectacle les relations mystérieuses existant entre la représentation et le réel. La danse crée les liens qui se nouent entre image fixe et mouvement, entre instantanéité et durée, entre vif et inerte. Derrière cette métaphore qui traverse le conte chinois se profile la question de la représentation dans notre civilisation et la place de l’art dans la société d’aujourd’hui. »

Angelin Preljocaj

Autour de la création