Les 4 saisons…

Création 2005

Pièce pour 12 danseurs
Chorégraphie Angelin Preljocaj
Chaosgraphie Fabrice Hyber
Musique Antonio Vivaldi
Interprétation Giuliano Carmignola
Le Venice Baroque Orchestra
Dirigé par Andrea Marcon
Lumières Patrick Riou, Angelin Preljocaj
Costumes POFS Fabrice Hyber
Costumes Angelin Preljocaj
Assisté de Claudine Duranti
Assistant, adjoint à la direction artistique Youri Aharon Van den Bosch
Assistante répétitrice Claudia de Smet
Choréologue Dany Lévêque
Danseurs à la création Alexandre Nipau, Céline Galli, Claudia De Smet, Craig Dawson, Emma Gustafsson, James O'Hara, Kaori Ito, Leonardo Centi, Nagisa Shirai, Sergio Diaz, Yang Wang, Zaratiana Randrianantenaina
Coproduction Festival Montpellier Danse ‘05, Théâtre de la Ville, Paris
Soutien Nuits de Fourvière, Département du Rhône
Résidence de création Théâtre National de Nice - Centre Dramatique National
Remerciements Spring Court, Villa Arson, équipes du Théâtre National de Nice
Durée 84min
Première le 01 juillet 2005, Cour Les Ursulines, Festival Montpellier Danse

« "Que peut le corps ?"

À l’orée de toute nouvelle création, se repose essentiellement à moi cette question récurrente de Spinoza dans L’Éthique.
Chaque fois le doute m’assaille.
Et là, bien davantage encore, face au concerto opus 8 d’Antonio Vivaldi : Les Quatre Saisons.
Paradoxe ?
Cette musique si connue, si convenue, si dévoyée, peut-elle en effet nous livrer encore des surprises, des zones d’ombre, des secrets ?
Peut-on effacer l’entachement qu’a connu (surtout ces dernières décennies) cette musique, au final, si sensuellement météorologique ?
Comment ?
D’abord revenir encore et encore sur l’écriture du mouvement, ne pas lâcher sur ce point et ainsi redéployer une danse vitale, essentielle, puis réfléchir sur quatre axes de travail : jaillissement, exaltation, suspension, vibration.
Partir de là et puis surtout finir ailleurs, s’égarer, ne plus reconnaître les quatre paramètres.
Pour participer aux brouillages des pistes et à l’émission d’interférences, j’ai pensé à Fabrice Hyber dont je suis le travail depuis plusieurs années avec attention, amusement, intérêt profond, aussi parce qu’il m’a semblé qu’il était l’artiste le moins évident sur ce projet : donc le plus nécessaire. »

Angelin Preljocaj