MYTHOLOGIES

Création 2022

Pièce pour 20 danseurs
Chorégraphie Angelin Preljocaj
Création pour Ballet Preljocaj / Ballet de l'Opéra national de Bordeaux
Musique originale Thomas Bangalter
Interprétation Orchestre National Bordeaux Aquitaine
Direction musicale Romain Dumas
Lumières Éric Soyer
Costumes Adeline André
Vidéo Nicolas Clauss
Assistant, adjoint à la direction artistique Youri Aharon Van den Bosch
Assistante répétitrice Cécile Médour
Choréologue Dany Lévêque
Production Ballet Preljocaj, Ballet de l’Opéra National de Bordeaux
Première mondiale Du 01 au 10 juillet 2022 à l'Opéra National de Bordeaux (Avec orchestre)
Crédit photo © DR

Pour ce projet, Angelin Preljocaj réunit dix danseurs du Ballet Preljocaj et dix du Ballet de l’Opéra National de Bordeaux. Une collaboration amorcée en 2018 dans le cadre d’un partenariat entre les deux compagnies, qui a déjà donné lieu à la création de Ghost en 2018 autour de Marius Petipa et à des reprises de pièces comme Blanche Neige, La Stravaganza et Un trait d’union par le Ballet de l’Opéra National de Bordeaux.

Avec Mythologies, il explore nos rituels contemporains et les mythes fondateurs qui forment notre imaginaire collectif. À la manière des impressionnistes, il souhaite évoquer ce qui se love dans les replis de nos existences, au travers de nos idéaux et nos croyances ; Venant ainsi faire dialoguer les mythologies antiques avec celles de notre temps.

Au-delà des contes et récits légendaires qu’il aime chorégraphier, les mythes et la mythologie, sont des sources d’inspiration que l’on trouve très tôt dans les créations d’Angelin Preljocaj. À nos héros (1986) raillait une gestuelle totalitaire et la foi en une mythologie politique ; Hallali Romée (1987) voyait dans la « pucelle dʼOrléans » une héroïne peu orthodoxe ; Annonciation (1995) incarnait l’acte concepteur d’une religion ; Eldorado (2007) traitait de lʼatmosphère mystique et chargée dʼironie de la musique de Stockhausen comme un rituel privé de dieu ; Suivront mille ans de calme (2010) d’après l’Apocalypse selon St Jean, cherchait déjà à dévoiler entre les lignes ce que cachent nos rituels d’aujourd’hui. Enfin La Fresque (2016) nous emmenait sur les traces de figures ancestrales, guerrières et tribales.

« La danse, art de lʼindicible par excellence, nʼest-elle pas la plus à même de mettre à nu nos peurs, nos angoisses, et nos espoirs ? Elle stigmatise nos rituels, révèle lʼincongruité de nos postures quʼelles soient dʼordre social, religieuses ou païennes. »

Angelin Preljocaj