Retour à Berratham

Création 2015

Pièce pour 14 interprètes
Texte Laurent Mauvignier
Commande d'écriture Angelin Preljocaj
Chorégraphie / Mise en scène Angelin Preljocaj
Scénographie Adel Abdessemed
Lumières Cécile Giovansili-Vissière
Musique 79D
Assistant, adjoint à la direction artistique Youri Aharon Van den Bosch
Choréologue Dany Lévêque
Danseurs à la création Virginie Caussin, Margaux Coucharrière, Emma Gustafsson, Caroline Jaubert, Émilie Lalande, Barbara Sarreau, Cecilia Torres Morillo, Laurent Cazanave, Aurélien Charrier, Fabrizio Clemente, Baptiste Coissieu, Niels Schneider, Liam Warren, Nicolas Zemmour
Production Ballet Preljocaj
Coproduction Festival d’Avignon, Théâtre National de Chaillot, Les Théâtres de Luxembourg, Grand Théâtre de Provence, Théâtre des Salins
Avec le soutien de la Fondation BNP Paribas et de l’Association Beaumarchais-SACD
Durée 1h25
Première le 17 juillet 2015 au Festival d'Avignon, Cour d'honneur du Palais des papes
En partenariat avec Les Souffleurs d'images
« La littérature est sporadiquement présente dans mon travail. J’ai souvent besoin de paroles", affirme Angelin Preljocaj. Ainsi, Pascal Quignard lui cisèlera L’Anoure, un texte pour sa chorégraphie. Puis le chorégraphe se fera danseur/comédien le temps d’interpréter Le funambule de Jean Genet. Enfin, il y aura la rencontre avec Laurent Mauvignier dont Angelin Preljocaj met en geste le récit Ce que j’appelle oubli en 2012. Sa dernière création, Retour à Berratham, les réunit à nouveau par le biais d’une commande pour la danse. "Une tragédie épique contemporaine, telle était ma demande à Laurent Mauvignier." Le chorégraphe a une nouvelle fois la volonté d’explorer les mouvements humains tout autant que les mots. Danseurs et comédiens sont présents sur scène dans une scénographie du plasticien Adel Abdessemed, « "un artiste habité par la violence de nos sociétés", pour reprendre les paroles du chorégraphe. Les états du corps après la guerre traversent ces lignes. "L’histoire débute là où une pièce de guerre se terminerait" écrit Laurent Mauvignier. Aux yeux d’Angelin Preljocaj, il s’agit surtout d’une quête, celle de ce jeune homme qui revient à Berratham à la recherche de celle qu’il aime, Katja. Il ne reconnaît plus rien. Et en cherchant Katja, il se retourne sur son enfance, son passé. Cette transfiguration des êtres et des lieux est montrée dans le texte. Ce sont les dommages collatéraux qui sont en jeu. Pour Laurent Mauvignier, "cette histoire est également l’onde de choc de la violence, de la mémoire meurtrie, de l’instinct de survie". À la danse d’Angelin Preljocaj d’apaiser les plaies. Pour Katja. Pour nous. »
Philippe Noisette (Théâtre National de Chaillot 2015/2016)

Autour de la création