Suivront mille ans de calme

Création 2010

Pièce pour 21 danseurs
Chorégraphie Angelin Preljocaj
Musique Laurent Garnier (excepté Les Anges de Benjamin Rippert et Sonate au Clair de lune de Ludwig van Beethoven - Mixage Scan X)
Scénographie Subodh Gupta
Costumes Igor Chapurin
Lumières Cécile Giovansili
Assistant, adjoint à la direction artistique Youri Aharon Van den Bosch
Assistante répétitrice Natalia Nadich
Choréologue Dany Lévêque
Danseurs à la création Théâtre du Bolchoï : Arsen Karakozov, Anastasia Meskova, Nuria Nagimova, Anton Savichev, Egor Sharkov, Alexander Smolyaninov, Xenia Sorokina, Anna Tatarova, Alexey Torgunakov, Anastasia Vinokur
Ballet Preljocaj : Sergi Amoros Aparicio, Sergio Diaz, Céline Galli, Natacha Grimaud, Jean-Charles Jousni, Émilie Lalande, Céline Marié, Lorena O'Neill, Fran Sanchez, Nagisa Shirai, Nicolas Zemmour
Spectacle créé en collaboration avec le Théâtre du Bolchoï
Dans le cadre de lʼAnnée France-Russie 2010
Coproduction Conseil Général du Rhône / Biennale de la danse de Lyon, Théâtre National de Chaillot (Paris), Grand Théâtre de Luxembourg, The Amsterdam Music Theatre (Amsterdam, Pays-Bas), Theater im Pfalzbau (Ludwigshafen, Allemagne), Spielzeit'Europa - Berliner Festspiele (Allemagne), Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, MC2: (Grenoble), Théâtre de Caen, Opéra Royal - Château de Versailles Spectacles, Année France-Russie 2010
Avec le soutien du Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence
Remerciements particuliers à la Communauté du Pays dʼAix, à la Ville dʼAix-en-Provence et à Mazars (Audit et conseil) pour leur soutien exceptionnel
Durée 1h40
Première le 14 septembre 2010 au Théâtre du Bolchoï à Moscou

« Suivront mille ans de calme s’inscrit dans une veine poétique et impressionniste comme un travail consécutif à une lecture assidue mais non raisonnée de l’Apocalypse. Il faut donc s’abstenir de chercher là, toutes images ou clichés illustrant directement ou de façon trop référentielle le fameux texte de Saint Jean.

Source féconde d’inspiration, le mot même d’Apocalypse, (du grec apo : soulever et calypsis : le voile), n’en évoque pas moins l’idée de révéler, de dévoiler, ou de mettre en évidence des éléments qui seraient présents à notre monde, mais soustraits à nos regards.

Ainsi s’agirait-il davantage d’évoquer ce qui se love dans les replis de nos existences plutôt que de prophétiser des déferlements compulsifs de catastrophes, de destructions irrémédiables ou d’imminence de la fin des temps.

La danse, art de l’indicible par excellence, n’est-elle pas quand il s’agit d’endosser le rôle de révélateur (au sens photographique), la plus à même de remplir cette fonction délicate de mise à nu de nos peurs, de nos angoisses, et de nos espoirs. Elle souligne implacablement l’entropie des molécules, programmée dans la mémoire de nos chairs qui annonce l’Apocalypse des corps. Elle stigmatise nos rituels, révèle l’incongruité de nos postures qu’elles soient d’ordre social, religieuses ou païennes.

Suivront mille ans de calme voudrait effleurer cette dérive aveugle des corps, ballottés par des idéaux et des croyances, un peu perdus entre les lignes de l’Apocalypse. »

Angelin Preljocaj

Autour de la création