Si la pop-philosophie m’était dansée…
Angelin Preljocaj met en résonance ses magnifiques danseurs, Spinoza, Gilles Deleuze et l’optimisme de mai 68.

En 1981, Gilles Deleuze enseigne à Paris-VIII. Le 17 mars, il donne un cours magistral sur le concept d’éternité chez Spinoza. À la même époque, Angelin Preljocaj entame sa carrière de danseur… L’esprit flower-power est encore très vivant, et la musique de Jimi Hendrix, mort en 1970, omniprésente. C’est à la manière d’un grand alchimiste que le chorégraphe emblématique réunit ici pensées et sensations, du XVIIIe siècle à la pop-philosophie, pour interroger la condition humaine dans ses désirs de plaisirs passagers et d’éternité. La contradiction n’est qu’apparente, car si l’instant dansé est éphémère, il sait dialoguer avec l’infini. Les danseurs le donnent à sentir, profondément, par des mouvements suspendus dans le temps, quand leurs corps expérimentent et sentent la dimension spinozienne qui s’ouvre à eux, et donc à nous. Avec le plaisir de s’abandonner à la douceur qui se dégage des musiques de Hendrix et d’entendre Deleuze appeler un chat un chat et un corps, un corps…

« Un superbe mariage de la danse et de l'intelligence. » Le Figaro

Dates
mercredi
25 janvier 2023 à 20h00
jeudi
26 janvier 2023 à 20h00
Lieu
Théâtre - Pavillon Noir
Tarifs
De 10€ à 23€
Durée
1h05

Distribution / Crédits

Création 2021
Pièce pour 8 danseurs
Chorégraphie Angelin Preljocaj
Archives sonores Gilles Deleuze, Université de Vincennes, Paris 8
Musiques Jimi Hendrix, J.S. Bach, 79D
Lumières Éric Soyer assisté de Anaïs Silmar
Assistant, adjoint à la direction artistique Youri Aharon Van den Bosch
Assistante répétitrice Cécile Médour
Choréologue Dany Lévêque
Danseurs Baptiste Coissieu, Matt Emig, Cecilia Torres Morillo, Isabel García López, Florette Jager, Tommaso Marchignoli, Zoë McNeil, Redi Shtylla (à confirmer)
Production Ballet Preljocaj
Coproduction Festival Montpellier Danse 2021, Le Centquatre-Paris, Le Rive Gauche - Scène conventionnée Danse de Saint-Etienne-du-Rouvray
Remerciement à Olivier Raillard
Crédits photographiques Didier Philispart et Jean-Claude Carbonne