Spectral Evidence, créé en 2013, met en scène le procès de quatre femmes vêtues de blanc, mais aux robes maculées de rouge. Les quatre hommes, stricts, en noir, dansent sèchement, tandis qu'elles, échevelées, sensuelles, semblent invoquer des forces absentes. Les lignes géométriques des éléments de décor, la musique percussive ou désarticulée de John Cage, installent un univers froid et effrayant. Jusqu'à ce qu'une mélodie advienne, et qu'une émotion surgisse entre un homme et une femme. Une rencontre qui n'interdira ni le feu du bûcher, ni le rêve d'une résurrection...
« Au même titre que pour mes collaborations avec le Ballet de l'Opéra de Paris, j’éprouve une véritable jubilation à retrouver les solistes du New York City Ballet. Le danseur est pour moi un partenaire. Je n'arrive pas en studio avec un calque rigide. Chacune de mes créations ressemble aux danseurs qui les ont traversées. J’espère de cette nouvelle création qu’elle me nourrisse comme la fois précédente par la vivacité et la spécificité de ses danseurs. L'histoire du New York City Ballet, sous la direction artistique de Georges Balanchine - ses origines et sa culture russe - et de Jérôme Robbins - qui a aussi œuvré à Broadway notamment pour West Side Story devenu depuis ce film légendaire - a fait circuler des courants divers qui font de cette troupe une compagnie unique. »
LA PRESSE EN PARLE
« Spectral Evidence semble tout droit sortie d’un autre monde. »
The Financial Times
« L’allégorique Spectral Evidence, un conte d’effroi et de désir incandescent où dominant et dominé se confondent. »
The New Criterion