Sur une commande du Musée d’Orsay à Paris, Angelin Preljocaj crée en 1988 une chorégraphie pour un court-métrage de Cyril Collard, Les Raboteurs, d’après le tableau de Gustave Caillebotte Raboteurs de parquet.

Plus de 30 ans plus tard, à l’occasion d’une grande rétrospective autour de Caillebotte, «Peindre les hommes» au même Musée d’Orsay, il est à nouveau sollicité pour créer une nouvelle pièce à partir d’un autre tableau du peintre. Il choisit, pour explorer l’intimité d’un moment singulier, le tableau Homme au bain, qui ramène chacun d’entre nous à la préoccupation quotidienne du corps et questionne la frontière entre l’intime et l’extime. C’est un duo pour deux danseurs qu’il présente à l’Auditorium en décembre 2024 : Hommes au bain.
Pour la quatrième édition du Festival international de danse de Tirana en 2025, il décide de créer le pendant féminin de ce projet. L’idée est alors de créer deux miniatures chorégraphiques qui se font face, se regardent en miroir et interrogent le genre et l’intime. Ce Femmes au bain, convoque également certaines peintures de Edgar Degas.