Regards vers l’Italie
Une journée pour découvrir l’effervescence artistique de la danse en Italie, pays invité par la Biennale d’Aix-en-Provence.
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Deux corps et deux drapeaux. Dans cérémonial chorégraphique, l’étendard devient mouvement, pouvoir et mémoire. Et, soudain, la scène se charge d’une tension politique saisissante.
Ils sont deux sur scène mais semblent décuplés dès que leurs drapeaux s’élèvent, envahissant l’espace d’une présence presque souveraine. Puis, soudain, ils s’effacent, le corps avalé par la matière satiné du tissu. À la croisée de la danse, de la performance et des arts visuels, le duo italien interroge les liens entre pouvoir, violence et représentation. Le drapeau, outil de séparation et d’appartenance, devient ici un point zéro où tout peut naître ou disparaître. La gestuelle saccadée, empruntée aux marches militaires, se heurte à des phrases dansées et fluides. Les interprètes jouent des tensions contraires entre l’ondulation du tissu, qui se retire ou gagne en puissance, et l’énergie des corps qui augmente ou s’éteint. Dans une obscurité dense, humains et tissus fusionnent, faisant émerger des figures spectrales qui évoquent une fraternité troublante entre drapeau et linceul.
Prix Hermès pour la danse à la Triennale de Milan.
LA PRESSE EN PARLE
« Contre la violence du pouvoir, la danse hypnotique des drapeaux de Ginevra Panzetti et Enrico Ticconi. »
Télérama, 17 mars 2022
« Ce duo italien a inventé depuis 2008 une danse obsédante, qui surgit de l’obscurité et se déplie en gestes denses, expressifs. »
Sceneweb, 22 mai 2024