Le Sacre du printemps

Création 2001

Pièce pour 12 danseurs
Chorégraphie Angelin Preljocaj
Musique Igor Stravinsky, Le Sacre du printemps
Interprétation Chicago Orchestra
Sous la direction de Daniel Barenboïm
Scénographie Thierry Leproust
Lumières Marion Hewlett
Costumes Éric Bergère
Danseurs à la création Isabelle Arnaud, Nataly Aveillan, Emilio Calcagno, Emma Gustafsson, Hervé Chaussard, Nadine Comminges (L’Élue), Craig Dawson, Sergio Diaz Gomez, Sylvain Groud, Aurélie Lobin, Tommy Pascal, Stéphanie Pons
Coproduction Staatsoper de Berlin, Théâtre de la Ville, Paris, Arsenal, Metz, Auditorium, Dijon, Théâtre de Remscheid, Allemagne, Théâtre de Reggio Emilia, Italie, NEFA, USA Avec le soutien du National Dance Project de la New England Foundation for the Arts, financée principalement par le National Endowment for the Arts et la Doris Duke Charitable Foundation
Avec l'aide de la Andrew W.Mellon Foundation, Philip Morris Companies Inc., Pennsylvania Council on the Arts, et le British Council Durée 40 min
Durée 40min
Première le 06 mai 2001, Staatsoper de Berlin (Allemagne)

À Karin Waehner

« Lorsque j’écoute le Sacre du printemps d’Igor Stravinsky, véritable lame de fond de la musique du 20ème siècle, il me semble que ce qui transpire de l’œuvre, relève autant de l’ordre de la fascination que d’une terreur ancestrale.
Cette musique n’a de cesse de charrier la lente montée du désir, en même temps qu’une sorte de panique contenue.
Mélange d’affolement à l’idée d’un passage à l’acte littéralement dicté par nos molécules et de jubilation attisée par nos sens, l’élan signifié ici possède la force de l’irrémédiable.
Les corps confrontés à cette mécanique ancestrale, ivres d’épuisement ne peuvent que participer à ce rituel.

Réunissant le clan autour d’une pulsion somme toute biologique, le Sacre du printemps nous rappelle qu’aussi loin qu’iront les hommes et les femmes dans leur quête spirituelle, culturelle ou intellectuelle, ils ne cesseront de buter irrémédiablement sur cette faille.

Comme l’évoque Pascal Quignard dans Le Sexe et l’effroi : « Nous transportons avec nous le trouble de notre conception. Il n’est point d’image qui nous choque qu’elle ne nous rappelle les gestes qui nous firent. » »

Angelin Preljocaj

Autour de la création