DANS LE CADRE DE LA SOIRÉE DES AFFLUENTS

En créant le concept des Affluents, Angelin Preljocaj a souhaité dès 1995 permettre à ses danseurs et danseuses de se lancer dans l’aventure de la création.
Plus de 50 pièces ont ainsi vu le jour.

MICOL TAIANA
Je vois ça, je vois rien 

Je vois ça, je vois rien naît pour Micol Taiana d’un profond désir d’aborder le sujet des troubles du comportement alimentaire. Cela vient de la volonté d’en parler, car il reste un problème tabou qui touche trop de personnes pour ne pas être abordé sur scène. Ce duo a ainsi pour but la mise en valeur du corps et la normalisation de la fragilité humaine. Nous n’avons pas besoin d’être parfait ou de tout contrôler pour être heureux, la perte de contrôle n’est pas un échec, mais une expérience profondément humaine. La pièce explore cette spirale du mal-être, entre la provocation et l’espoir, l’observation passive et l’empathie, la curiosité et la prise de conscience. Vulnérable devient synonyme de beau, humain devient synonyme de spectaculaire. Parler d’un problème veut dire accepter que celui-ci existe et, par conséquent, être sur le bon chemin pour trouver la solution. Et, si c’est à travers la danse, c’est encore mieux.


ELLIOT BUSSINET
Enigma

Elliot Bussinet interroge dans cette création la nature humaine face à l’effondrement, et invite le spectateur à réfléchir à nos dualités. Enigma s’ancre dans l’atmosphère dramatique et symbolique du tableau "L’Énigme" de Gustave Doré créé en 1871 dans un contexte de guerre. Cette œuvre picturale met en scène deux figures contrastées : une femme ailée, incarnation de l’humanité et de l’espoir cherchant un sens au chaos, et un sphinx, symbole de l’énigme du destin et de la souffrance humaine. Entre affrontement, résistance et résignation, ce duo explore la tension entre la destruction des autres et l’autodestruction, ce combat à la fois intérieur et extérieur. Comment l’humanité se débat-elle face à son propre effondrement ? Quels liens se tissent entre celui qui souffre et celui qui détruit ? Cette pièce invite le spectateur à interroger ses propres contradictions. À la fois bourreaux et victimes, sommes-nous condamnés à chercher des réponses que le destin nous refuse ? Et, si c’est à travers la danse, c’est encore mieux.


CLARA FRESCHEL
Kafka Fragments

En hommage à Kafka Fragmente de György Kurtág, Clara Freschel, danseuse et chanteuse lyrique, s’empare des mots de Franz Kafka, prélevant des fragments de texte pour leur donner voix et corps dans une relecture intime qui questionne notre rapport à la vie privée, à l’intériorité et aux héritages personnels. La matière sonore puise à la fois dans les musiques d’Europe de l’Est, les berceuses yiddish et les riffs de guitare distordus du musicien Jean-Marc Montera, pour entrer en résonance avec le geste. Les artistes proposent une expérience musicale, chorégraphique et performative explorant les histoires personnelles et collectives, la nature des relations humaines et les espoirs de métamorphoses contemporaines. Construit comme un assemblage de fragments, le duo déploie des thèmes kafkaïens qui se répondent, se percutent et se transforment dans l’aléatoire et l’improvisation. Des récits intimes, réels ou recomposés, se mêlent à ceux de Kafka, ouvrant un espace d’introspection où Clara Freschel engage sa propre traversée : celle d’un corps traversé par la mémoire de sa famille juive polonaise décimée par la Shoah.

Dates
lundi
22 juin 2026 à 20h00
Lieu
Théâtre du Pavillon Noir
Durée
1h30 (avec entracte)
Tarifs
De 10€ à 27€

Distribution / Crédits

"Je vois ça, je vois rien" Création 2026
Pièce pour deux danseuses
Chorégraphie Micol Taiana
Interprétation Araceli Caro Regalón, Lucia Deville
Musique Emily's room "Sweet and bitter" de Ezio Bo
Remerciements à AAB13 - Association Anorexie Boulimie 13
"Enigma" Création 2026
Pièce pour deux danseuses
Chorégraphie Elliot Bussinet
Interprétation Mar Gómez Ballester, Agathe Peluso
Musique Ludwig Göransson, Jonathan Soucasse
"Kafka Fragments" Création 2026
Pièce pour une danseuse/chanteuse et un musicien
Conception Clara Freschel
Interprétation et musique Clara Freschel, Jean-Marc Montera
Régie technique Léo Martineau
Lumières Jean-Bastien Nehr
Regard dramaturgique Mathilde Dewavrin
Regard plastique Renaud Vincent-Roux
Costume Marie-Fleur Hofmann
Production Tremerà
Partenaires CCN Pavillon Noir/Ballet Preljocaj - Aix-en-Provence Klap - Maison pour la Danse – Marseille GMEM – Marseille MOD - Marseille
Crédits photographiques Micol Taiana - photo 2 © Jean Barak, photo 5 © DR / Elliot Bussinet - photos 3 et 6 © VHS PROD / Clara Freschel - photo 1 © Didier Philispart et photo 4 © VHS PROD

Micol Taiana est née en 1999 en Italie. Elle commence la danse à 6 ans à Milan au Centro Danza Maura Paparo pour ensuite intégrer la formation professionnelle en danse classique et contemporaine au Centre chorégraphique Opus Ballet à Florence. En 2018, elle entre à l’École Atelier Rudra Béjart à Lausanne, où elle interprète des pièces de répertoire de Maurice Béjart et Martha Graham. Elle rejoint le Ballet Preljocaj pour la création du Lac de cygnes en 2020 et intègre l’équipe permanente en 2023.

 

 

Elliot Bussinet est né en France en 1997. Après ses premières années de formation au Conservatoire de Dijon et un passage par le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, il rejoint la Delattre Dance Company où il interprète des pièces de Stephen Delattre, Can Arslan, et Kenneth Tindall. Après une saison à Mainz, il rejoint la cellule NEXT du Ballet National de Marseille sous la direction d’Emio Greco et Piéter C Scholten, où il interprète le répertoire. En 2020, il participe à la création du Lac des cygnes d’Angelin Preljocaj et intègre le Ballet Preljocaj en 2021.

 

 

Formée en danse au Studio Ballet Colette Armand à Marseille, ainsi qu’en chant lyrique aux CRR de Marseille et d’Aix-en-Provence, Clara Freschel est une artiste pluridisciplinaire qui évolue à la croisée de la danse, de la musique et de la création contemporaine. A partir de 2013, elle rejoint la compagnie du CNDC d’Angers, où elle interprète des pièces de Merce Cunningham, collabore avec la chorégraphe Émilie Lalande et intègre le Ballet Preljocaj. Pendant douze ans, elle participe à de nombreuses créations et reprises de répertoire d’Angelin Preljocaj. En 2021, elle place la voix lyrique au cœur de sa recherche chorégraphique avec Almaviva, récital dansé marquant ainsi le point de départ de ses projets personnels. Elle développe depuis des créations pluridisciplinaires en collaboration avec d’autres artistes, notamment La Sibylla (2025) performance co-signée avec la chorégraphe Anna  Chirescu et Kafka Fragments (2026) avec le guitariste Jean-Marc Montera.